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The page of Hölderlin, Friedrich, French biography

Image of Hölderlin, Friedrich
Hölderlin, Friedrich
(1770–1843)

Biography

Friedrich Hölderlin est un poète romantique allemand né le 20 mars 1770 et décédé le 6 juin 1843. Il est considéré comme un des plus grands poètes lyriques de langue allemande. Ses œuvres mêlent classicisme et thèmes chrétiens. Son roman Hypérion (1797-99), l'essentiel de ses écrits, expriment sa fascination pour la Grèce antique.
Il est écrivain pendant à peu près dix ans. Durant sa vie, Hölderlin ne connaît ni stabilité ni bonheur, selon lui: il manque d'argent et de reconnaissance. Les suspicions de la société à son encontre dans une affaire amoureuse avec une femme mariée le conduisent finalement à la folie (Je suis mortel, né pour l'amour et pour souffrir). Il rejette l'habituelle acceptation idéaliste de la félicité, pour lui le plaisir existe, mais c'était de l'eau tiède sur la langue.
Né à Laufenn, Neckar, Württemberg, Hölderlin perd à l'âge de deux ans son père, administrateur au monastère local; quelques années après, sa mère, Johanna Christina Hölderlin, se marie avec le gouverneur de Nürtingen. A l'âge de quatorze ans Hölderlin commence à écrire des poèmes, lus par ses amis à l'école et par ses professeurs. A partir de 1788, à l'université de Tübingen, il étudie la théologie et obtient un titre de master. Pendant cette période il devient l'ami de Friedrich Wilhelm Hegel (1770-1831) et ensemble ils partagent leur grande admiration pour la Révolution Française.
En 1793 il est présenté à Friedrich von Schiller, qui publie certains de ses poèmes, et il travaille comme précepteur à Waltershausen. Un tournant décisif dans sa vie est l'obtention d'un poste dans une maison appartenant à un richissime banquier de Francfort, Jakob Gontard. Hölderlin vit une histoire d’amour, certes platonique, la plus grande déception de sa vie, avec la femme de son employeur, Susette Gontard, qu'il appelle Diotima dans ses poèmes. Leur bonheur est de courte durée, car brisé par le mari. Pourtant, ils continuent à correspondre et à se rencontrer secrètement. Ils se voient pour la dernière fois en 1800. Les lettres de Suzette adressées au poète, et conservées, renseignent assez précisément sur ce qu'a pu être cet amour, plus mystique que physique.
Les plus grands poètes lyriques, comme Hölderlin ou Keats, sont des hommes en qui le pouvoir mythique de perception se brise encore vers son intensité extrême et son pouvoir d'objection... (Ernst Cassirer dans Language and Myth, 1946)
Fatigué de ses déboires amoureux, il quitte Francfort en 1798. Survient alors une période d'intense créativité, avec ses grandes élégies et le second volume d'Hypérion. Il écrit également des textes philosophiques et une tragédie, "Der tod des Empedokles", restée inachevée. Dans la conclusion de son grand hymne 'Patmos', le poète nomme la "cultivation de la lettre bien établie et l'interprétation de ce qui est" comme la fonction majeure du poète. Peu avant son départ pour la France, Hölderlin déclare : "Maintenant je peux rejoindre une nouvelle vérité, une meilleure vision en grande partie sur nous-mêmes et de ce qui nous entoure, en pensant que j'ai peur de ces choses qui peuvent éventuellement s'associer à moi comme pour l'ancien Tantale, qui a reçu des dieux plus qu'il ne pouvait en digérer." Après avoir tenu un bref emploi de précepteur à Bordeaux, Hölderlin retourne en 1802 en Allemagne. Malheureusement, ce voyage effectué à pied accentue son état de schizophrénie. De retour à Nütingen il apprend la mort de Suzette, et en 1805 sa santé mentale se dégrade totalement. Pendant ces périodes, quand il regagne assez de lucidité pour écrire, il traduit des tragédies de Sophocle.
Les 36 dernières années de la vie d'Hölderlin se déroulent sous l'ombre de la folie, dans une maison de repos, à Tübingen. Il meurt le 7 juin 1843. Les derniers poèmes d'Hölderlin dits acceptables sont Brod und Wein, une élégie célébrant à la fois Jésus et Dionysos, Der Archipelagus, une ode d'espoir que l'Allemagne moderne se dirigera vers le caractère de la Grèce antique, Heidelberg et Der Rhein, des odes sur la ville et le fleuve, et le patriotique Germanien. En 1831 Friedrich Nietzsche écrit un enthousiaste essai sur Hölderlin, son "poète favori", très largement oublié en ce temps. En 1874 paraît un recueil de ses œuvres, Ausgewählte Werke. Le début du vingtième siècle commence à reconnaître le plus grand poète allemand après Goethe.


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